145. En ce qui concerne les enfants rapatriés, l’Etat a continué à prendre en charge les
familles ainsi que les enfants rapatriés de la Côte d’Ivoire. Des activités de réinsertion
sociale ont été initiées par les services sociaux du MASSN. Ces activités se composent
essentiellement des activités génératrices de revenus, de la scolarisation et de la prise en
charge psycho sociale des enfants.
146. Il est important de noter l’adoption par le Gouvernement le 25 février 2009, du plan
national multirisques de préparation et de réponses aux catastrophes dont le but est de
disposer d’un outil de référence en matière de prévention, de préparation, d’intervention et
de réhabilitation en cas de catastrophes.
147. Concernant les enfants déplacés, il faut souligner que le Burkina Faso a été victime de
plusieurs catastrophes durant la période du présent rapport qui ont entraîné des
déplacements de populations, donc des déplacements d’enfants. Le pays a été confronté à
des inondations intervenues en 2009 et 2010. Les inondations du 1er septembre 2009 à
Ouagadougou ont affecté 110 300 personnes sinistrées dont 72 000 enfants de familles
vulnérables. Neuf (9) autres régions ont été concernées par les inondations. Elles ont fait
70 086 personnes sinistrées dont 40 603 enfants. Au total, 180 386 personnes sinistrées ont
été recensées en 2009. En 2010, 173 226 personnes dont (Nombre d’enfants) ont été
affectées par les inondations survenues principalement dans trois (3) régions.
148. Ces victimes ont bénéficié d’appuis divers (sauvetage, alimentaire, vestimentaire,
hébergement, psychologique, etc.) de la part de l’Etat et ses partenaires. Les contributions
pour faire face aux conséquences de ces inondations s’élevaient à la date du 28 février
2011 à la somme de dix neuf milliards vingt huit millions sept cent quatre vingt neuf mille
sept cent vingt trois (19 028 789 723) francs CFA dont treize milliards deux cent dix
millions quatre cent onze mille huit cent quarante huit (13 210 411 848) francs CFA au
titre de la contribution du Budget de l’Etat. Ces ressources ont permis d’assurer les actions
de secours d’urgence dans les domaines de la santé, de l’alimentation, de l’hébergement,
de la réhabilitation en faveur de ces sinistrés.
ii. Les enfants dans les conflits armés, y compris les mesures spécifiques prises pour la
protection et l’encadrement des enfants (article 22)
149. La période concernée par le rapport n’a pas enregistré de conflits armés au Burkina
Faso. Par conséquent, aucune mesure n’a été prise pour assurer la protection des enfants.
Le Burkina Faso a ratifié le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de
l’enfant concernant l’implication des enfants dans les conflits armés. Conformément aux
Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE
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