VII. SANTE DE BASE ET BIEN ETRE
a. La survie et le développement de l’enfant
88. Confère rapport initial (11.c)
89. La survie de l’enfant passe par une réduction des causes de risque de mortalité ou
d’atteinte à leur intégrité physique ou mentale. Au titre des causes, on peut retenir les
accidents de la route auxquels sont confrontés les enfants. Selon les statistiques de la
Brigade Nationale des Sapeurs Pompiers, 7 221 interventions ont été effectuées pour des
accidents impliquant des enfants de moins de 18 ans de 2006 à 2010. Elles sont
respectivement de 1695 en 2006, 1631 en 2007, 1067 en 2008, 1665 en 2009 et 1163 en
2010. Parmi ces victimes, on note 3886 garçons et 3335 filles. Ces accidents ont causé la
mort de 118 enfants selon la même source. Face à la gravité des accidents, le
Gouvernement, par décision du conseil des ministres en date du 3 novembre 2008, a décidé
de faire du 15 novembre de chaque année, une journée de sensibilisation à la sécurité
routière. En outre, le Ministère en charge du transport a développé des stratégies afin de
réduire l’ampleur et les conséquences des accidents de la route impliquant des enfants. Le
Gouvernement a adopté en février 2009 la politique nationale de sécurité routière. Cette
politique qui est actuellement mise en œuvre prend en compte les enfants à travers
l’introduction de l’éducation à la sécurité routière dans les programmes d’enseignement et
de formation et l’éducation des enfants hors milieu scolaire à la sécurité routière. A cela, il
faut ajouter l’existence d’un manuel d’éducation à la sécurité routière à l’école primaire.
Des séances de sensibilisation des élèves ainsi que la formation de 120 professeurs en
animation à la sécurité routière ont déjà été réalisées.
b. Les enfants handicapés (article 13)
Recommandation : Le Comité recommande au Gouvernement du Burkina Faso
d’entreprendre des actions supplémentaires pour l’alphabétisation et la prise en charge
scolaire spécifiques des enfants handicapés et l’élaboration de programmes spéciaux
favorisant la scolarisation, le renforcement des capacités et l’insertion socio
professionnelle des enfants handicapés.
Le Comité recommande à l’État Partie de doter les services de réhabilitation
communautaire de budgets adéquats et suffisants pour une prise en charge effective des
enfants en situation de handicap et d’intégrer la problématique de cette catégorie dans la
définition et l’élaboration des politiques de développement.
Le Comité recommande en outre l’adoption de la loi portant promotion et protection des
enfants handicapés.
90. Selon les résultats du RGPH-2006, la proportion des personnes vivant avec un
handicap représentait 1,2% de la population parmi lesquels on dénombrait 6,02%
Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE
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