78. Toutes ces mesures et actions ont permis le placement en famille et/ou en institution
de 3 405 enfants privés de famille (enfants orphelins, abandonnés et autres) en 2009 dans
65 orphelinats. Elles ont aussi favorisé une meilleure réglementation des conditions
d’ouverture et de gestion de ces structures ainsi qu’une meilleure prise en charge sanitaire,
alimentaire et psychologique des enfants privés de famille.
e. L’entretien de l’enfant (article 18.3)
79. Confère rapport initial (14.e)
f. L’adoption et l’évaluation périodique du placement de l’enfant (article 24)
Recommandation : Le Comité recommande à l’État partie de renforcer le cadre législatif
et réglementaire pour tenir compte de l’intérêt supérieur de l’enfant.
80. Au niveau du cadre juridique, l’adoption reste toujours régie par le Code des
Personnes et de la Famille. Cependant, il faut noter la mise en place de l’autorité centrale
chargée des questions d’adoption internationale et des aspects civils de l’enlèvement
international d’enfants afin de se conformer à la Convention de la Haye du 29 mai 1993 sur
la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale, ainsi que la
Convention de la Haye sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants. Un
décret portant conditions de placement et de suivi d’enfants dans les structures et familles
d’accueil a été adopté.
81. De manière pratique, les adoptions internationales sont restées supérieures aux
adoptions nationales avec cependant une tendance à une baisse des premières.
Les adoptions nationales sont passées de 13,5% en 2005 à 42,45% en 2009 avec un écart
positif de +28,5 en pourcentage contre celles internationales avec un écart de -28,9 de
(86,46% en 2006 et 57,47) en 2009.
Graphique 1 : Situation des adoptions nationales et internationales de 2006 à 2009
Source : DPA/MASSN
Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE
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