V. DROITS CIVILS ET LIBERTES
a. Le nom, la nationalité, l’identité et l’inscription à la naissance (Article 6)
i. Le droit au nom
58. Confère rapport initial (13.a)
ii. L’enregistrement immédiat après la naissance
Recommandation : Le Comité recommande à l’État partie de mener une étude pour
comprendre les raisons du non enregistrement des naissances sachant que dans les
villages, les maternités et formations sanitaires, il existe des bureaux d’états civils pour
faciliter l’enregistrement des naissances.
Enfin, Le Comité recommande à l’État Partie de déployer tous les moyens nécessaires
pour couvrir l’ensemble du territoire national de Structures destinés à recueillir les
Déclarations de naissances et de renforcer leurs capacités afin de relever
considérablement le taux d’enregistrement des naissances.
59. L’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS 2006) indiquait que 63,7% des
enfants de moins de cinq (5) ans sont enregistrées à la naissance. Cependant, l’enquête a
relevé des disparités régionales avec 58,4% en milieu rural contre 85,9 % en milieu urbain.
Les causes du non enregistrement des enfants sont entre autres le désintérêt ou la
négligence dues à la compréhension limitée des parents sur l’importance de
l’enregistrement des naissances (42,4%), les coûts élevés (10,1%), l’éloignement des
services d’état civil et l’ignorance de la nécessité de procéder à l’enregistrement
systématique de l’enfant dès sa naissance (6,5%). A cela s’ajoutent l’insuffisance de
personnel et de matériel ainsi que l’inorganisation des services, etc.
60. En vue de résorber cette situation, plusieurs actions ont été entreprises depuis 2006 en
vue d’augmenter le taux d’enregistrement. On peut retenir la sensibilisation de la
population, la formation des agents chargés de l’enregistrement, l’organisation des
campagnes d’enregistrement des naissances, l’organisation des audiences foraines, la
dotation des centres principaux et secondaires d’état civil et des tribunaux départementaux
et d’arrondissement en registres, formulaires et autres matériels nécessaires. Un effort
particulier a été consenti par l’Etat qui a déclaré l’année 2009, « année de l’enregistrement
universel et gratuit des naissances », avec le soutien des partenaires techniques et
financiers. L’objectif général poursuivi par cette activité était de permettre aux enfants non
déclarés à l’état civil, de bénéficier d’un acte de naissance. De manière spécifique, il
s’agissait d’établir au moins 1 150 000 jugements déclaratifs de naissance, de les transcrire
dans les registres de l’état civil et de délivrer des copies intégrales gratuites.
61. En termes de résultats, de 2005 à 2007, 1 021 079 déclarations de naissance ont été
effectuées et 1 929 530 jugements supplétifs d’actes de naissance ont été délivrés. En 2008,
le taux d’enregistrement des naissances était estimé en moyenne à 67,5% selon les
Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE
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