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notamment la violence sexuelle; de former ses forces de police, ses juges et
procureurs sur la gestion des cas d’abus d’enfants; de sensibiliser la communauté
sur l’importance du fait de signaler les cas d’abus au système juridique formel; de
former les chefs traditionnels et religieux sur la gestion de cas et les renvois à la
police; et d’apporter un soutien psychosocial aux victimes d’abus sexuels et d’abus
de toutes sortes, de former les enseignants sur les conséquences de tels actes. Le
Comité exhorte l’État partie à mettre en œuvre l’Arrêté qui interdit les châtiments
corporels dans les écoles et interdit légalement les châtiments corporels à la maison.
24.
S’agissant des cas de viol, le Comité demande à l’État partie de définir
clairement et de punir le viol dans le Code pénal, en vue d’accélérer les procédures
judiciaires des cas de viol, et afin de réduire le coût des procédures judiciaires et la
production de preuves en matière de viol et autres violences sexuelles.
25.
D’avoir des centres et du personnel qualifié dédiés à la prise en charge
psycho-sociale et juridique de la victime afin d’assurer sa réhabilitation et sa
réinsertion.
26.
Le comité recommande également à l’état partie de prendre des mesures
contre le harcèlement et tout abus sexuel dans les établissements scolaires et
d’engager des poursuites fermes contre les enseignants auteurs de ces faits, car
cette situation encourage la déperdition scolaire et les grossesses précoces.
E.
Environnement familial et soins alternatifs
27.
Le Comité se félicite des initiatives que le gouvernement entreprend à travers
les réformes législatives et les mesures administratives en matière de protection de
la famille. Toutefois, le Comité note avec préoccupation que le nombre d’enfants
séparés de leurs parents, même lorsqu’un des parents est en vie, augmente et que
ces enfants finissent surtout dans la rue. En outre, le Comité a attiré l’attention sur le
fait qu’il n’existe pas de cadre juridique et structurel pour le regroupement des
enfants ainsi que pour leurs soins alternatifs au cas où ils sont privés de leur
environnement familial.
28.
Le Comité recommande à l’État partie d’intensifier ses efforts afin d’empêcher
la séparation des enfants de leurs parents en identifiant les causes et en apportant
le soutien nécessaire à la famille. À cet égard, le gouvernement devrait mettre en
place un mécanisme afin de s’assurer que la pension alimentaire est versée à temps
au tuteur et qu’il existe un recours juridique accessible pour assurer le paiement. Le
Comité recommande également à l’État partie de mettre en place d’urgence des
structures législatives et administratives sur les mécanismes de soins alternatifs
pour les enfants privés de leur milieu familial. Le Comité encourage le gouvernement
à établir des normes pour les centres privés qui fournissent des soins institutionnels
aux enfants orphelins et séparés. Le Comité recommande vivement à l’État partie de
s’efforcer également d’abolir l’institutionnalisation des enfants en vue d’assurer leur
épanouissement dans un environnement familial. Pendant que les enfants sont
placés en institution, le gouvernement doit s’assurer que ces institutions offrent des
conditions de vie appropriées où les enfants sont bien pris en charge. En
développant des mécanismes de protection alternative, le Comité recommande à