Page 5 c. Renforcer le système d’enregistrement des naissances en rendant les bureaux d’enregistrement des naissances accessibles, en sensibilisant la communauté sur l’importance de l’enregistrement des naissances et en créant des services d’enregistrement des naissances dans les centres de soins de santé; d. Prendre des mesures visant à établir un acte de naissance immédiatement après l’enregistrement et de supprimer la peine infligée aux personnes qui enregistrent les naissances après le délai de trois mois. e. Renforcer les capacités des agents d’état civil et de leur fournir le matériel et l’équipement nécessaire (registres, moyens de déplacement etc.) f. Les mettre dans de bonnes conditions de travail afin d’éviter ou de lutter contre les pratiques indélicates des agents d’états civils Le Comité encourage l’État partie à mettre à disposition des agents d’états civils qualifiés et en nombre suffisant. 20. Le Comité encourage l’État partie à se référer à l’Observation générale N ° 2 du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant sur l’article 6 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant en vue d’obtenir des orientations supplémentaires sur la mise en œuvre de ces droits. ii. Liberté d’expression, de conscience, de pensée, de religion, de réunion et protection de la vie privée 21. Le Comité reconnaît l’existence de lois qui garantissent le droit à la liberté d’expression, de réunion et l’accès à l’information. Le Comité encourage en outre le gouvernement à faciliter une plate-forme dans laquelle les enfants peuvent exercer leurs libertés. L’État partie est encouragé à sensibiliser les parents, les chefs traditionnels, les enseignants et les chefs religieux dans le but de les informer du droit des enfants à exercer leurs libertés fondamentales. iii. Protection contre les abus et la torture 22. Le Comité se félicite de la protection constitutionnelle des enfants contre la maltraitance ainsi que du Code pénal qui punit diverses formes d’abus et de torture. Le Comité loue également l’adoption de l’ordonnance n° 0075 de 2009 par le Ministère de l’Éducation interdisant le châtiment physique et humiliant des élèves. En dépit de tout cet arsenal, les rapports indiquent l’existence d’un taux élevé de châtiments corporels et de mauvais traitements psychologiques à la maison et dans les milieux scolaires. Il ressort que les abus physiques et sexuels prévalent surtout dans la partie nord-ouest du pays. En outre, le Comité a été informé que le viol n’est pas considéré comme un crime distinct dans le Code pénal. 23. Le Comité recommande par conséquent au gouvernement de mener des campagnes de sensibilisation contre les sévices et la violence envers les enfants,

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