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partie à intensifier ses efforts et à mettre en œuvre des stratégies susceptibles de
prévenir la mortalité infantile. Le Comité recommande au gouvernement de la Côte
d’Ivoire de prendre des mesures efficaces de lutte contre la malnutrition, les
maladies évitables telles que le paludisme, la pneumonie, la diarrhée et la
prématurité. Le Comité suggère au gouvernement de promouvoir l’allaitement
maternel exclusif pendant les six premiers mois après la naissance; d’encourager
une nutrition améliorée pour les enfants en particulier au cours des 1000 premiers
jours suivant la naissance; de développer un système alimentaire sain et durable en
intégrant les besoins nutritionnels dans les stratégies agricoles; d’assurer la
vaccination et l’immunisation contre les maladies évitables telles que la pneumonie;
de fournir des moustiquaires dans les zones où le paludisme est répandu; et de
garantir que les enfants touchés par la malnutrition, le paludisme, la diarrhée et
d’autres maladies reçoivent des soins de santé immédiats afin d’assurer un
rétablissement rapide et durable.
iv.
Participation de l’enfant
17.
L’existence des parlements des enfants dans l’État partie est louable, ainsi
que la participation des enfants aux divers débats avec le gouvernement et la
société civile. Le Comité encourage en outre l’État partie à responsabiliser les
membres des parlements des enfants afin de s’assurer qu’ils participent de manière
significative à divers secteurs qui affectent leurs intérêts et de leur allouer une
subvention conséquente. Le Comité tient en particulier à souligner l’importance de
l’implication des enfants dans les processus décisionnels qui les affectent et la prise
en compte de leurs points de vue dans les décisions finales.
18.
Le Comité note qu’en réalité, les juges considèrent surtout l’opinion des
enfants dans les domaines qui les concernent. Néanmoins, le Comité souligne que
cette protection n’existe pas dans les instruments juridiques. Par conséquent, le
Comité recommande à l’État partie d’adopter des mesures législatives garantissant
et protégeant les droits des enfants.
D.
Droits et libertés civils
i.
Nom, nationalité et enregistrement à la naissance
19.
Bien que le Comité reconnaisse les efforts déployés par le gouvernement en
vue d’assurer les droits de l’enfant à l’égard de la nationalité et de l’enregistrement
des naissances, il note toutefois que l’État partie a le plus grand nombre d’apatrides
sur le continent. À cet égard, le Comité recommande à l’État partie de:
a.
Effectuer un examen approfondi de la loi sur la nationalité et de
s’assurer que la loi contient des principes de sauvegarde visant à
protéger les enfants nés sur son territoire qui, autrement, seraient
apatrides;
b.
Instaurer un système dans lequel les enfants apatrides déjà existants
et les enfants susceptibles d’être apatrides sont identifiés et que la
nationalité leur est accordée;