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5.
Le Comité prend également note et recommande l’adoption de la Politique
nationale de protection de l’enfant (PNPE) et encourage le gouvernement à allouer
suffisamment de ressources financières et humaines pour sa mise en œuvre
intégrale.
6.
Dans le but de faciliter la mise en œuvre des droits de l’enfant, le Comité
recommande au gouvernement de mettre en place un mécanisme adéquat de
collecte de données ventilées afin de recueillir des informations susceptibles
d’enrichir les politiques et les lois élaborées par le gouvernement.
7.
Le Comité loue la création de la Commission nationale des droits de l’homme
et de l’Ombudsman qui a créé une division des droits de l’enfant. Bien que le Comité
note que le gouvernement est disposé à créer un banc ou une commission des
droits de l’enfant au sein de la Commission nationale des droits de l’homme, il
recommande au gouvernement de prendre des mesures efficaces pour concrétiser
ce plan.
8.
Il faut noter que diverses institutions et ministères participent à la promotion et
à la protection des droits de l’enfant. Bien que le Comité reconnaisse le fait que la
plupart des secteurs aient développé leurs propres mécanismes de coordination
thématique, il souhaiterait également souligner l’importance d’une coordination
globale entre les différents acteurs afin de permettre l’intégration des droits de
l’enfant. Par conséquent, le Comité recommande au gouvernement de développer
un mécanisme de coordination entre ses acteurs des droits de l’enfant.
9.
La commission note que le gouvernement a augmenté l’allocation budgétaire
dans divers secteurs. Toutefois, il manque un mécanisme dans lequel le
gouvernement peut retracer l’allocation budgétaire et les dépenses en matière de
droits de l’enfant. Le Comité est préoccupé par le fait qu’une augmentation
budgétaire sans évaluation correcte ne soit pas avantageuse pour les enfants et
beaucoup ne répondent pas à leurs besoins budgétaires. Par conséquent, le Comité
demande au gouvernement de la Côte d’Ivoire de concevoir un système dans lequel
l’allocation budgétaire est évaluée en fonction des différents facteurs qui reflètent les
besoins des enfants, comme la croissance démographique des enfants et leurs
besoins spéciaux.
10.
Le Comité prend note des efforts déployés pour promouvoir les droits de
l’enfant et suggère que le gouvernement développe une politique dans laquelle il
promeut la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Le Comité
encourage également la diffusion de ces observations finales et recommandations,
ainsi que le rapport de l’État partie parmi les nombreux acteurs.
B.
Définition d’un enfant
11.
Le Comité note qu’il n’existe pas de définition claire de l’enfant en vertu des
lois de Côte d’Ivoire. À cet égard, le Comité recommande au gouvernement de la
Côte d’Ivoire de définir un enfant comme étant une personne âgée de moins de 18
ans, tel que consacré dans la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.