Le Comité recommande au Gouvernement togolais, la poursuite des efforts de
rapprochement de services d’état civil des populations, la formation des agents de
l’état civil, la sensibilisation des populations, l’élaboration et la mise en œuvre de
projets d’appui à l’enregistrement des naissances.
Le rapport indique que la nationalité togolaise est attribuée de droit aux enfants nés
de père ou de mère togolaise, mais on constate l’attribution du droit à la nationalité
aux enfants de plus de cinq ans, trouvés sur le sol togolais et dont la filiation est
inconnue est sujette à conditions. Le Comité demande à l’État Partie, de prendre des
dispositions pour faire cesser cette restriction et d’attribuer la nationalité à ces enfants
conforment a la disposition sur le droit à la nationalité prescrit par la Charte
Article 7 : LIBERTE D’EXPRESSION
Le Comité félicite l’Etat Partie, pour les dispositions prévues par la Constitution
togolaise, relatives au droit à l’information et les mesures prises, en vue de garantir
aux enfants, la liberté d’expression, et le droit à la participation. Le Comité note avec
satisfaction, les dispositions du Code de l’enfant, permettant à ce dernier, de jouir de
cette liberté.
Cependant, le Comité constate qu’aux niveaux familial et communautaire, des
pesanteurs socioculturelles, portées par la réserve due à l’éducation et au respect dû
aux ainés, la stigmatisation des enfants vulnérables notamment des enfants de rue,
des enfants handicapés, des enfants affectés ou infectés par le VIH/Sida, fragilisent la
jouissance par ceux-ci de leur droit à la liberté d’expression, les empêchant ainsi,
d’exprimer librement leur opinion.
Le Comité constate également que l’inexistence d’infrastructures adéquates, ne
favorise pas aux enfants, l’accès équitable à l’information, notamment sur leur droit à
l’expression, surtout dans les milieux ruraux.
Le Comité note l’échec de l’expérience du Parlement des enfants au Togo et
l’inexistence de programmes pouvant contribuer à la promotion de la liberté
d’expression des enfants.
Il recommande la mise en place de mécanismes nationaux en vue de garantir aux
enfants togolais, la jouissance de leur droit à la liberté d’expression et la réalisation
d’une étude qui permettra de mieux orienter les autorités sur des actions à prendre
dans ce domaine
Article 11 : EDUCATION
Le Comité prend acte des mesures prises par le Gouvernement togolais, en vue de la
jouissance du droit de l’enfant à l’éducation et à la formation professionnelle et le
félicite pour son engagement à assurer progressivement, la qualité et la gratuité de
l’enseignement public ; mais aussi, pour avoir rendu l’école obligatoire pour tous les
enfants, sans discrimination aucune.
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