coordination et une collaboration fortes sont nécessaires. Par conséquent, le Comité
encourage l'État partie à veiller à ce qu'il n'y ait pas de chevauchement entre les tâches
accomplies par les deux Ministères susmentionnés et entre la Cellule nationale de suivi
et de coordination pour la protection de l'enfance et la Commission nationale pour les
droits de l'enfant. La Cellule nationale de suivi et de coordination pour la protection de
l’enfant assumant la responsabilité et le mandat de la coordination, le Comité
recommande que le bureau dispose des ressources humaines et financières nécessaires
pour lui permettre de s’acquitter de son mandat et de coordonner efficacement les
activités liées aux droits de l’enfant entre les Ministères et organes du Gouvernement. En
outre, le Comité recommande à l'État partie d’assurer une coordination avec d'autres
parties prenantes telles que les Agences des Nations Unies, les Organisations de la
Société Civile, afin qu’elles œuvrent toutes dans le même sens et avec les mêmes
objectifs.
Les données
8. Le Comité félicite l'État partie d'avoir entrepris un recensement en 2018 afin de
recueillir des données actualisées. Toutefois, comme indiqué lors de l'examen du rapport,
le Comité note que le rapport de l'État partie contient des données non actualisées. Par
conséquent, le Comité recommande à l'État partie d'analyser le recensement de manière
désagrégée et d'inclure des données mises à jour dans son prochain rapport au
CAEDBE.
Suivi indépendant
9. Le Comité constate avec satisfaction que le Gouvernement s'est efforcé de mettre en
place un suivi indépendant, principalement par la création de la Commission béninoise
des Droits de l'Homme. L'accréditation de la Commission montre toutefois que celle-ci
n'est pas conforme aux Principes de Paris et, par conséquent, le Comité recommande à
l'État partie d'envisager de restructurer la Commission afin de garantir son indépendance.
Le Comité recommande également la création au sein de la Commission d'une unité
chargée des questions relatives aux droits de l'enfant. Par ailleurs, le Comité encourage
l'État partie à permettre à la Commission des Droits de l'Homme de recevoir des plaintes
d'enfants.
Vulgarisation de la Charte africaine sur les enfants
10. Dans le rapport de l'État partie, le Comité note que le Gouvernement a entrepris
certaines activités pour vulgariser la Charte en utilisant certaines plateformes, telles que
des réunions régionales et internationales. Le Comité note toutefois que la plupart des
activités énumérées ne sont pas liées aux droits de l’enfant ou ne sont pas en mesure
d’atteindre la population béninoise. Comme il est également indiqué dans le rapport, on
n’accorde pas beaucoup d’attention à la vulgarisation du contenu de la Charte. À cet
égard, le Comité recommande à l'État partie d'intensifier ses efforts pour vulgariser le
contenu de la Charte, notamment en traduisant la Charte dans les langues locales, en
incorporant la Charte dans le système éducatif à tous les niveaux, en organisant des
séances de vulgarisation pour les fonctionnaires gouvernementaux travaillant sur des
questions relatives aux droits de l’enfant ainsi que d’autres parties prenantes, et en
promouvant une participation significative des enfants à la célébration de la Journée de
l’Enfant Africain (JEA).
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