165. Plan Guinée a appuyé en 2019 l’organisation par des jeunes de quarante (40)
émissions radiophoniques sur le mariage d’enfants et les MGF/E à l’intention de leurs
pairs et des parents. Cela a permis d’informer aussi les familles de plus en plus
informées sur les méfaits de ces pratiques néfastes sur les enfants particulièrement les
filles.
166. Plan Guinée a organisé en 2019 des dialogues intergénérationnels sur les MGF/E
dans 30 communautés avec la participation de 2 257 personnes dont 606 adultes
femmes et 575 filles âgées de moins de 25 ans. Dans ces communautés, les tabous
sont en train d’être brisés sur les MGF/E et le mariage d’enfants. Les parents acceptent
de plus en plus de parler en public de ces pratiques et certains se montrent très
favorables à leur abandon.
Recommandation 43. Fournir des informations sur les mesures pratiques légales
entreprises pour éradiquer les MGF. Fournir des données statistiques sur les cas
rapportés, les incarcérations, les campagnes et l’impact des mesures entreprises.
167. Le Code pénal de 2016 prévoit et puni les mutilations génitales féminines en ses
articles 258 à 261 dans les termes ci-après :
Article 258 : Les mutilations génitales féminines s’entendent de toute ablation partielle
ou totale des organes génitaux des jeunes filles ou des femmes ou toutes autres
opérations concernant ces organes.
Toutes les formes de mutilations génitales féminines pratiquées par toute personne
quelle que soit sa qualité, sont interdites en République de Guinée, notamment :
1. l'ablation partielle ou totale du gland du clitoris ;
2. l'ablation des petites ou des grandes lèvres ;
3. l'infibulation qui consiste à coudre les petites ou les grandes lèvres pour ne laisser
que le méat.
Article 259 : Quiconque, par des méthodes traditionnelles ou modernes, pratique ou
favorise les mutilations génitales féminines ou y participe, se rend coupable de
violences volontaires sur la personne de l’excisée.
Tout acte de cette nature est puni d’un emprisonnement de 3 mois à 2 ans et d’une
amende de 500.000 à 2.000.000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines
seulement.
S'il y a eu préméditation ou guet-apens, l'emprisonnement est de 2 à 5 ans et l'amende
de 1.000.000 à 3.000.000 de francs guinéens.
Les ascendants ou toutes autres personnes ayant autorité sur l’enfant ou en ayant la
garde, qui ont autorisé ou favorisé la mutilation génitale féminine, sont punies des
mêmes peines que les auteurs.
La peine maximale est appliquée, lorsque les mutilations génitales féminines sont
pratiquées dans une structure sanitaire publique ou privée et favorisée par une
personne relevant du corps paramédical ou médical, notamment les médecins, les
infirmiers, sages-femmes, les agents techniques de santé.
Article 260 : Lorsque la mutilation génitale féminine a entraîné une infirmité, les
auteurs sont punis de la réclusion criminelle de 5 à 10 ans et d’une amende de
1.000.000 à 3.000.000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement.
Article 261 : Lorsque la mort de la victime s’en est suivie, les auteurs sont punis de la
réclusion criminelle de 5 à 20 ans.
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