directions, services, projets et programmes dont les activités impactent positivement
les conditions de vie des enfants. Il s’agit notamment : i) du Programme élargi de
vaccination au niveau déconcentré ii) la Journée nationale de vaccination, iii) des
dépenses de la Direction nationale de la santé familiale, du Programme paludisme,
du Programme maternité. Les allocations budgétaires à ces actions et structures
spécialisées sont reproduites dans le tableau 1 et ont représenté en moyenne 2%
des dépenses du ministère de la Santé.
90. En plus des dotations de l’Etat aux collectivités et des budgets locaux, les services de
santé communautaire bénéficient : (i) des ressources extérieures mises à disposition
par les Partenaires Techniques et Financiers sur la base de conventions entre ces
derniers et l’Etat, (ii) des appuis communautaires à types de dons et de legs par les
ressortissants locaux, diaspora et autres bonnes volontés, (iii) des financements de la
coopération décentralisée, (iv) des financements innovants (téléphonie, sociétés,
carbone, tabac, alcool, etc.), (v) des subventions directes de l’Etat aux services
communautaires de santé (centres, postes de santé, agents de santé communautaire
et relais communautaires, etc.) et (vi) le recouvrement des couts de prestations de
santé au niveau des formations sanitaires de base et des communautés, vii) Assurance
maladie obligatoire.
91. Dès après la fin de l’épidémie de la MVE, le gouvernement a initié avec ses partenaires
de la coopération internationale un plan de relance du système de santé (2015-2017).
Ce plan constitue le premier plan triennal de mise en œuvre du Plan National de
Développement Sanitaire 2015-2024. La réalisation de ce plan de relance qui prévoit la
construction et l’équipement de centres de santé améliorés (csa) dans les communes
rurales a commencé par un projet pilote dans les sous-préfectures de
Maferinyah(Forécariah), de Banankoro (Kérouané), de Gouécké (N’Zérékoré) et de la
commune de Matoto (Conakry). Le coût global de ce projet est estimé à 2 566 785 $.
Recommandation 29. Le Comité exhorte le Gouvernement à faciliter l’accès aux services
de santé aux enfants en situation de handicap, y compris les personnes handicapées
mentales.
92. Le PNIAPH 2019-2022 prévoit plusieurs mesures contribuant à faciliter l’accès aux
services de santé aux enfants en situation de handicap, notamment (i) la promotion de
l’accès des PVH aux services sociaux de base (éducation, santé, habitat, transport
etc.), (ii) la fourniture d’appareillages, (iii) l’intégration des questions relatives au
handicap dans les politiques, stratégies et programmes nationaux et bilatéraux
d’éducation, de santé, d’emploi, de droits humains, d’habitation, de transport et de
sport, (iv) la création de centres de formation, de réhabilitation et de développement
des compétences des PVH. Cependant ce programme ne précise les actions et les
budgets spécifiquement consacrés à l’accès des enfants aux services de santé.
Recommandation 30Le comité encourage l’état partie à intensifier les efforts en relation
avec la vaccination contre la polio. Le comité recommande l’administration du vaccin dans
toutes les régions du pays ainsi que le fait d’entreprendre la sensibilisation pour les
campagnes de vaccination. Le comité encourage la distribution de moustiquaires, et à
accroitre la sensibilisation sur le VIH et permettre l’accessibilité des traitements ARV.
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