41. Parmi les femmes ayant eu une naissance vivante au cours des 5 années avant
l’enquête, huit sur dix (80 %) ont pris, pour la naissance la plus récente, du fer sous
forme de comprimés ou de sirop et près de quatre sur dix (39 %) ont pris des
médicaments contre les parasites intestinaux.
42. Parmi les femmes qui ont reçu des soins prénatals pour la naissance la plus récente au
cours des 5 dernières années, plus de huit sur dix (82 %) ont eu un prélèvement
sanguin et un prélèvement d’urine (84 %), et neuf femmes sur dix (93 %) ont eu leur
tension mesurée.
43. Entre 2012 et 2018, la proportion de femmes ayant pris des médicaments contre
les parasites intestinaux est passée de 29 % à 39 %. Parmi les femmes ayant eu
des soins prénatals, la proportion de celles, qui ont eu un prélèvement d’urine,
est passée de 68 % à 84 %. Dans la même période, la proportion de celles ayant
eu un prélèvement sanguin est passé de 55 % à 82 % et celles qui ont vu la
tension artérielle vérifiée est passée de 84 % à 93 %. Par contre, depuis 2012, la
proportion de femmes ayant reçu du fer durant la grossesse est demeurée
constante (81 % contre 80 %).
44. En milieu urbain, le suivi prénatal des femmes comprenant certains examens,
l’administration de traitement contre les parasites intestinaux et la prise de certains
suppléments en minéraux est plus fréquent qu’en milieu rural En effet, en milieu urbain,
88 % des femmes ont pris du fer et 52 % ont pris des médicaments contre les vers
intestinaux contre respectivement 76 % et 33 % en milieu rural. De même, 98 % des
femmes du milieu urbain, contre 91 % en milieu rural ont eu leur tension vérifiée au
cours des visites prénatales ; un prélèvement d’urine a été effectué pour 96 % des
femmes du milieu urbain contre 78 % en milieu rural.
45. L’amélioration de la prestation des services de santé maternelle est fondamentale pour
réduire la mortalité maternelle et néonatale. Cependant, l’accès aux établissements de
santé reste plus difficile pour les populations des zones rurales que celles des zones
urbaines en raison du manque d’installations appropriées, de la distance et de
l’inaccessibilité financière. Bien qu’en Guinée, des efforts sont faits pour promouvoir
l’accouchement dans un établissement de santé, l’accouchement à domicile demeure
encore assez fréquent. En effet, pour 47 % des naissances vivantes ayant eu lieu au
cours des 5 années précédant l’enquête, les mères ont accouché à la maison. À
l’opposé, 53 % des naissances ont eu lieu dans un établissement de santé, en majorité
un établissement de santé du secteur public (47 % contre 5 % dans le secteur privé).
46. La comparaison des résultats de l’EDS V 2018 avec ceux de l’EDS-MICS 2012 et de
l’EDS III 2005, montre que la proportion de naissances qui ont eu lieu dans un
établissement de santé a significativement augmenté, de 31 % en 2005 à 40 % en 2012
et 53 % en 2018 et que les accouchements à la maison sont toujours très fréquents,
mais en baisse (69 % en 2005 contre 59 % en 2012 et contre 47 % en 2018). La
hausse du pourcentage de naissances qui ont eu lieu dans les établissements de santé
a été importante autant en milieu rural qu’en milieu urbain (respectivement 29 % en
2012 contre 40 % en 2018 et 71 % contre 84 %).
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