31. La version révisée en 2019 du Code l’enfant consacre ses articles 30 à 32 à la
protection des enfants en situation de mobilité, y compris les réfugiés et les déplacés
internes. Ces articles sont présentés plus loin en annexe.
Intérêt supérieur de l’enfant
Recommandation 16. Le Comité recommande la mise en œuvre de la loi et la prise en
compte de l’intérêt supérieur de tous les enfants jusqu’à l’âge de 18 ans dans tous les
domaines, y compris dans les cas de garde d’enfant et des mesures de protection
spéciales, et encourage l’Etat partie à envisager d’élaborer un ensemble de critères et de
procédures, accompagné par la formation , afin de guider à la détermination de l’intérêt
supérieur de l’enfant dans toutes les situations.
32. Le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, reconnu par l’article 2 du Code de l’enfant
guinéen a été pris en compte dans plusieurs décisions administratives et/ou judiciaires.
Des dispositions relatives à l’intérêt supérieur ont été invoquées dans les motivations
de plusieurs décisions rendues par le Tribunal pour enfants de Conakry.
33. La PNPDBE élaborée en 2015 cite explicitement l’Intérêt supérieur de l’enfant parmi
ses principes de base. Ainsi en particulier, depuis 2015 il est souvent appliqué, au
niveau des structures du SYPEG de Koundara, pour la prise en charge d’enfants
présumés victimes de traite et interceptés à la frontière Guinée-Sénégal ou retournés
du Sénégal.
Droit à la vie, à la survie et au développement
Recommandation 17. Le Comité recommande au Gouvernement d’instaurer de véritables
formations aux travailleurs de santé, de fournir le matériel nécessaire aux centres de santé
et de prendre d’autres mesures appropriées. Le Comité invite l’Etat à intensifier les efforts
pour fournir des soins de santé, des infrastructures sanitaires, un nombre approprié de
professionnels de santé dans les zones rurales dépourvues de maternités.
34. Les soins de santé durant la grossesse, l’accouchement et après l’accouchement sont
importants pour la survie et le bien-être de la mère et de l’enfant. Ils constituent des
interventions importantes dans la réduction de la morbidité et de la mortalité
maternelles et néonatales.
35. Le Gouvernement guinéen avec l’appui de ses partenaires met tout en œuvre par des
interventions-clés et efficaces pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant. En
témoignent les programmes de gratuité de la césarienne, des Soins obstétricaux et
néonatals d’urgences (SONU), de la Prise en charge intégrée des maladies de
l’enfance (PCIME), de la Planification familiale (PF), et des Audits de décès maternels
et néonatals.
36. Environ (81 %) de femmes de 15-49 ans qui ont eu une naissance vivante au cours des
5 années avant l’enquête EDS – 2018 ont reçu des soins prénatals, dispensés par du
personnel qualifié. Dans près de la moitié des cas, ce sont des infirmières ou sagesfemmes qui ont fourni ces soins prénatals (49 %), les médecins ont fourni les soins
dans 17 % des cas et les agents techniques de santé (ATS) dans 15 % des cas. Une
femme sur sept (14 %) n’a reçu aucun soin prénatal.
21