Page 10 le projet de code pénal ne protègent pas les enfants âgés de 13 à 18 ans contre l'exploitation et les abus sexuels. Par conséquent, le Comité encourage l'État partie à accorder une protection juridique aux enfants de 13 à 18 ans afin qu'ils soient protégés contre l'exploitation et les abus sexuels. Le Comité est également préoccupé par l’absence de Stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes. Par conséquent, le Comité encourage l’État partie à adopter une Stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes. v. Vente, enlèvement et trafic des enfants 36. Le Comité reconnaît l’existence de dispositions légales punissant la pratique d'enlèvement d'enfant. Toutefois, la pratique d'enlèvement d'enfant persiste encore au Tchad. Le Comité recommande à l’État partie de mener une enquête nationale sur le phénomène de trafic et d'enlèvement d'enfants afin de prendre les mesures appropriées pour y mettre fin. vi. Sur les pratiques sociales et culturelles néfastes 37. Le Comité note avec satisfaction que l’État partie a pris un certain nombre de mesures législatives et administratives de lutte contre les mutilations génitales féminines. Cependant, il existe des contraintes socioculturelles qui entravent l’élimination de la pratique des mutilations génitales féminines. Le Comité encourage l’État partie à assurer une mise en œuvre stricte des sanctions contre les mutilations génitales féminines conformément à celles prévues par l’ordonnance 006, à élaborer une stratégie nationale et un plan d’action contre les mutilations génitales féminines. 38. Le Comité note avec satisfaction les efforts déployés par l'État partie pour lutter contre le mariage des enfants. En dépit des efforts déployés, le mariage des enfants reste répandu au Tchad. À cet égard, le Comité encourage l’État partie à élaborer une stratégie nationale et un plan d’action cohérent contre le mariage des enfants et à allouer des ressources pour sa mise en œuvre. Il exhorte par ailleurs le Tchad à poursuivre dans les langues locales les campagnes nationales de sensibilisation et la conscientisation sur l’ordonnance 06/PR/2015 interdisant le mariage des enfants, et à soutenir les jeunes filles qui se marient précocement et qui souffrent de fistule obstétricale. I. Conclusion 39. Le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant approuve avec satisfaction les efforts consentis par le gouvernement du Tchad et souhaite que les présentes recommandations soient mises en œuvre. Le Comité souhaite indiquer qu’il entreprendra une mission de suivi pour vérifier la mise en œuvre de ces recommandations dans un proche avenir. Le Comité voudrait également inviter l’État partie à présenter ses, cinquième et sixième rapports périodiques combinés d'ici à 2020 et à y inclure des informations sur la mise en œuvre des présentes observations finales. 40. Le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant saisit cette occasion pour renouveler au gouvernement de la République du Tchad l’assurance de sa très haute considération.

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