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Article 14 : Santé et Services Médicaux
Le Comité félicite le Gouvernement pour les Mesures prises concernant la gratuité
des consultations pour les enfants de 0 à 7 ans et pour les élèves. Il constate que des
efforts ont été faits dans le domaine de la santé ce qui a permis une progression du
nombre des Centres de Santé Communautaire, en 4ans (2002 à 2006) les CSCOM
sont de passés de 682 à 785, la libéralisation des professions sanitaires a favorisé
l’existence de 686 établissements sanitaires privés en 2003.
Cependant, les différents taux de mortalité restent très élevés, en effet selon le
Rapport, la situation sur la mortalité des enfants se présente comme suit :
- Taux de mortalité infantile : 96‰ ;
- Taux de mortalité infanto juvénile : 191‰ ;
- Taux de mortalité juvénile 105‰.
Le Comité constate que les principales causes contribuant à la mortalité maternelle et
infanto juvénile sont les grossesses rapprochées, la fécondité élevée, la malnutrition.
En effet, Les adolescentes de 15-19 ans contribuent pour près de 18,5% à la fécondité
totale des femmes ; Près de 49,3% des adolescentes (15-19 ans) en milieu rural sont
déjà mères ou enceintes d’un premier enfant contre 27,9 % en milieu urbain ; 46,8 %
des adolescentes sans instruction ont déjà eu un enfant et 34 % des enfants souffrent
d’une malnutrition chronique dont 16 % de malnutrition chronique sévère.
Quant à la mortalité maternelle, le Comité note qu’elle est due d’une part à la
faiblesse de la prévalence contraceptive et à la faiblesse de l’assistance à
l’accouchement. En effet, la prévalence contraceptive qui est de 8,4% pour l’ensemble
des femmes est seulement de 4,9% en milieu rural et la proportion de femmes
bénéficiant d’une assistance à l’accouchement est de 49%.
Le Comité constate aussi que le nombre de médecins et de sages femmes est très
faible dans certaines régions, notamment à Kayes, Tombouctou, Mopti ou le nombre
de médecin par habitant est doublement en deçà des normes de l’OMS. Par exemple
à Kayes on a 1 Sage femme pour 96882 habitants alors qu’il faut selon les normes 1
sage femme pour 5000 habitants.
Le Comité encourage le Gouvernement Malien à poursuivre les efforts entrepris pour
rapprocher les centres de santé des populations, à poursuivre la Stratégie
d’Accélération de la Survie et du Développent du jeune enfant (SASDE) utilisée dans
le cadre du PRODESS afin de réduire la mortalité infanto juvénile et à améliorer de
façon significative la couverture en soin de santé pour enfant.
Au vue du taux élevé de fécondité en milieu rural, le Comité recommande que la
sensibilisation sur le Programme national de sensibilisation sur la contraception y soit
accentuée. Une traduction dans les langues Nationales de cette stratégie est à
prévoir.
Il encourage en outre le Gouvernement Malien à augmenter l’effectif du personnel
socio-sanitaire (médecin et sage femme) et veiller à leur meilleure répartition sur
l’ensemble du territoire et à la gratuite des soins spécialement aux femmes enceintes