La DPEA prend part aux différentes rencontres internationales organisées à la Haye
et relatives à l’adoption transnationale. Elle fait office d’autorité centrale pour ce qui est de
l’adoption internationale. Conformément aux obligations définies dans l’article 7 de la
Convention de la Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en
matière d’adoption internationale, l’Autorité centrale burkinabé collabore avec celle des
autres pays ou avec des organismes agréés, dans le souci de garantir la protection des
enfants, la transparence de la procédure d’adoption et en vue d’enrayer les pratiques
contraires à l’esprit de la Convention. Elle collabore également avec les institutions qui ont
la garde des enfants proposés à l’adoption, ainsi qu’avec les notaires chargés d’établir les
actes notariés en la matière.
Concernant le placement, ce sont uniquement des placements nationaux, en famille
ou en institution et ils sont provisoires, avec une durée maximale de 6 mois, sauf décision
de justice pour sa prolongation. Il faut souligner les difficultés pour recourir au placement
familial : les familles sont des volontaires, généralement à faible revenus et qui nécessitent
un appui conséquent de l’Etat pour une prise en charge adéquate des enfants placés.
Pour l’examen périodique du placement, il est prévu des visites régulières d’un
agent social désigné pour le suivi. La fréquence des visites d’évaluation du placement
n’est pas précisée.
Les progrès
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une prise de conscience vis-à-vis des enfants trouvés qui sont automatiquement
signalés par la population aux autorités compétentes : Police, Gendarmerie, Action
Sociale ;
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l’État vient en appui aux familles d’accueil en contribuant par des vivres et les
institutions reçoivent régulièrement un appui financier ;
Les difficultés
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la faiblesse de la demande nationale en matière d’adoption ; l’adoption ne fait pas
partie des pratiques du fait qu’avec l’esprit de famille élargie, le système de
confiage de l’enfant à autrui est plus répandu;
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