- la création au Ministère de la Santé, d’une Direction de la Santé de la Famille (DSF), qui œuvre pour la promotion de la santé de l’enfant et l’allaitement maternel. Les mesures prises pour décourager les pratiques négatives Des mesures législatives et administratives ont été prises et des actions menées contre les pratiques négatives. Ainsi : - le Code Pénal (CP) relu en 1996, a introduit le mariage forcé (articles 376 à 379) de même que les MGF (articles 380 à 382) comme nouvelles infractions ; - le Code des Personnes et de la Famille (CPF) interdit le mariage forcé en son article 234 ; - les filles fuyant le mariage forcé sont en général accueillies par les structures privées à confession religieuse qui font la médiation pour leur réintégration familiale ; - un comité national de lutte contre les MGF, notamment l’excision, a été mis en place par KITI (Décret) ANVII-318/FP/SAN-AS- SEAS du 18 mai 1990. Sa mission est l’élaboration de stratégies ainsi que la coordination et l’évaluation de toutes les actions de lutte visant l’abolition progressive de la pratique de l’excision et de toute autre forme de pratique affectant la santé et l’épanouissement de la femme et de l’enfant. Des actions d’information, de formation, de sensibilisation ainsi que de répression sont entreprises; - la mise à disposition de la population d’un numéro de téléphone vert ; - l’application effective de la loi par l’incarcération des exciseuses ; - un processus est engagé pour supprimer les dessins qui véhiculent les stéréotypes sexuels dans les manuels scolaires ; - des actions de médiation pour l’acceptation des enfants rejetés par les familles sont menées par les services de l’action sociale, et à défaut, ils procèdent à leur placement 12

Select target paragraph3