-
l’éducation des enfants avec des principes basés sur la répartition du travail selon le
sexe : par exemple, le garçon ne doit pas faire la cuisine c’est une tâche dévolue à la
fille, future épouse et mère ; le garçon grandira avec cet esprit et n’aura pas le réflexe
de partager certains travaux avec sa compagne, ce qui peut engendrer une surcharge de
travail à la femme, néfaste à la santé ;
-
la discrimination à l’égard des filles : on préfèrera scolariser le garçon en cas
d’insuffisance de ressources, car par le biais du mariage, la fille est appelée à rejoindre
une autre famille ;
-
le travail des enfants : parfois, les enfants sont mis précocement au travail parce non
scolarisés ou déscolarisés et doivent contribuer à la survie de la famille. Leur santé et
leur bien-être se trouvent compromis ;
-
le confiage des enfants : les liens de parenté ou d’amitié peuvent amener certains
parents à confier leur enfant pour plusieurs motifs tels que aider au travail domestique
ou pour la scolarisation. Les enfants confiés risquent la maltraitance ;
-
les tabous et interdits alimentaires dans certaines régions: ne pas manger d’œufs au
risque de devenir voleur, ne pas manger de poulet tant que le père vit (pour le premier
fils) ; cela prive l’enfant d’importantes sources de protéines et peut occasionner la
malnutrition et l’anémie ;
-
le rejet du colostrum considéré comme mauvais lait. Il contient pourtant des anticorps
protecteurs de l’enfant.
Les mesures prises pour encourager les pratiques positives
-
la création au Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale (MASSN),
d’une Direction Générale de la Solidarité Nationale, avec en son sein une Direction de
la Promotion de la Solidarité. Le souci est de renforcer davantage l’élan de solidarité ;
-
la création d’un Fonds national de Solidarité, avec des dotations financières de l’Etat ;
-
l’organisation de journées, de quinzaines et de mois et autres actions de solidarité ;
11