Les enfants représentent 38% de la population des réfugiés. Ils sont tous
accompagnés de leurs parents dont la situation s’explique par des raisons politiques
(opinions politiques, situations de conflits). Tous sont originaires d’Afrique. Dans le cadre
du volet « protection », la CONAREF veille à ce que tous les enfants soient en possession
de documents d’identité (acte de naissance, jugement supplétif d’acte de naissance). Ceux
en âge de scolarisation sont inscrits par le HCR dans les écoles ouvertes sur les sites ou
dans les établissements, dans les centres urbains. Ils bénéficient également des services
sociaux de base. Le HCR finance un fonds dénommé « soins et entretien des réfugiés »,
géré par l’ONG CREDO, qui est notamment destiné à la prise en charge des soins de santé
et des frais de scolarisation des enfants réfugiés.
En ce qui concerne les enfants déplacés
La situation de crise politique en côte d’Ivoire depuis quelques années a donné lieu
à un retour massif de burkinabé au pays. Le Conseil National de Secours d’Urgence et de
Réhabilitation (CONASUR) estime à 365. 979 le nombre de personnes ayant regagné le
Burkina Faso entre le 19 septembre 2002, date du déclenchement de la crise et le 31
décembre 2003, dont 33% d’enfants de moins de 15 ans (Analyse des données sur les
rapatriés de Côte d’Ivoire, septembre 2004).
Cette situation de retour massif a donné lieu à la prise de certaines mesures par le
Gouvernement en vue de faciliter les conditions de voyage et la réinsertion des rapatriés
dans le tissu social. Au nombre de ces mesures, figurent notamment :
-
l’opération de rapatriement massif des populations burkinabé en accord avec les
autorités ivoiriennes, dénommée « opération bayiri ». Elle a consisté à mettre des
moyens de transport gratuit à la disposition des burkinabé résidant en Côte d’Ivoire
désireux de regagner le pays ;
-
les facilités dont ont bénéficié certains enfants scolarisés pour leur permettre de
poursuivre leurs études. L’appui des partenaires (institutions, associations) a
également permis de doter certains élèves de fournitures scolaires. En outre,
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