Pour reconnaître le droit de l’enfant au repos, loisirs, activités récréatives et pour favoriser
son droit à
participer à la vie culturelle, des mesures sont prises telles des activités
socioculturelles (chants, théâtre, ballets, etc.) au niveau des écoles primaires, des colonies et des
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clubs de vacances, des arbres de Noël. Au plan sportif, on note par exemple les tournois de
l’Organisation des Sports à l’Ecole Primaire (OSEP) et de l’Union des Sports Scolaires et
Universitaires du Burkina Faso (USSU-BF) toutes disciplines confondues (athlétisme, sports
collectifs). Des congés et vacances scolaires sont instaurés pour le repos des enfants.
Des mesures de protection spéciales sont prises en faveur des enfants en situation
d’urgence tels les réfugiés, rapatriés ou déplacés, et les enfants en rupture avec la loi. Ainsi la
situation de retour massif de burkinabé de la Cote d’Ivoire a donné lieu à la prise de certaines
mesures par le Gouvernement en vue de faciliter les conditions de voyage et la réinsertion des
rapatriés dans le tissu social, et la scolarisation des enfants. Un plan d’action pour l’éducation en
milieu ouvert a été adopté.
A
la faveur du plan d’action pour la réforme de la justice adopté en 2002, les
juridictions spéciales créées prennent en charge deux catégories d’enfants : l’enfant auteur
d’infraction et l’enfant en danger.
Le nombre de mineurs dans les maisons d’arrêt et de correction est très variable d’une
année à l’autre, passant de 364 en 1999 à 240 en 2005. Depuis 2003, l’on constate une régression
constante, due principalement aux nombreuses actions menées en faveur de l’enfance en général
et de l’enfance délinquante en particulier.
Le droit burkinabé privilégie les mesures éducatives et de sûreté à leur endroit, l’objectif
étant de parvenir à l’amendement du mineur.
Les enfants de mères emprisonnées peuvent être laissés auprès de leur mère en détention
jusqu’à l’âge de deux ans, selon la loi. De ce fait, l’on assiste souvent à la présence d’enfants de