scolarisation au secondaire est passé de 7,7% en 2005-2006 à 10,4% en 2009-2010. Ces
progrès sont le résultat de l’engagement du gouvernement qui y consacre près de 20% de son
budget en 2010. Dans le domaine de l’éducation spécialisée, des textes normatifs et un
protocole d’intervention en milieu ouvert ont été adoptés en faveur des enfants ayant besoin
de mesures spéciales de protection ainsi que la mise en œuvre du projet Mobilisation
Education Jeunesse.
Des mesures législatives et administratives ont été prises en matière de loisirs et activités
culturelles en faveur des enfants. A cet effet, l’Etat et les acteurs de la société civile
organisent des colonies ou clubs de vacances au profit des enfants. Ces derniers participent
également aux grandes manifestations culturelles telles que la Semaine Nationale de la
Culture (SNC), le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO).
Au niveau des mesures spéciales de protection, il convient de noter l’adoption des textes
protégeant les réfugiés ainsi que les membres de leur famille, en particulier les enfants en
situation d’urgence qui bénéficient d’appuis divers à travers certaines Organisations non
Gouvernementales (ONG). D’autres situations d’urgence dont sont victimes les enfants
notamment les catastrophes naturelles telles que les inondations sont à déplorer. Au cours de
la période de référence, celles de 2009 et de 2010 ont particulièrement retenu l’attention de la
communauté nationale et internationale. Grâce à l’action coordonnée du Gouvernement, des
partenaires techniques et financiers et de la solidarité communautaire, de nombreuses activités
de prévention, de prise en charge et de réhabilitation ont été réalisées au profit des milliers de
sinistrés parmi lesquels, se trouvent un nombre important d’enfants.
Dans le domaine des enfants en conflit avec la loi, de nouveaux textes n’ont pas encore été
adoptés conformément aux recommandations, mais des efforts ont été faits par rapport à la
création des infrastructures notamment, les quartiers pour mineurs qui existent dans 20 sur 25
maisons d’arrêt et de correction existants. Au niveau des commissariats de police, les mineurs
qui sont de plus en plus concernés par les infractions sont référés aux associations et
structures de prises en charge pour les mesures éducatives et les cas graves sont transférés aux
services de la Justice. Concernant la situation des enfants des mères emprisonnées, de
nouvelles mesures les concernant n’ont pas encore été adoptées.
Pour les enfants en situation d’exploitation et d’abus, des mesures législatives et
administratives ont été prises en matière de lutte contre la traite des personnes et les pratiques
assimilées, l’élimination des pires formes de travail des enfants, l’exploitation sexuelle des
enfants, la mendicité et l’enlèvement d’enfants. Des projets et programmes ont été mis en
place et ont permis de développer des actions de prévention, de prise en charge et de
Deuxième et troisième rapports périodiques cumulés du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la CADBE
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