Concernant l’éducation de la fille, le Comité note avec satisfaction l’inexistence, au
niveau national, d’entrave à l’éducation de la jeune fille suite aux efforts réalisés par
différents acteurs. Il note cependant, avec regret, qu’une proportion non négligeable
d’enfants scolarisables reste encore à la maison malgré la gratuité et le caractère
obligatoire de l’enseignement primaire suite à l’analphabétisme des parents, à leur
pauvreté et à l’éloignement des écoles et aux conséquences du génocide.
Le Comité note avec intérêt, le projet PACFA qui distribue des prix aux élèves filles
ayant réussi avec distinction les examens officiels. Cependant, le Comité s’interroge
sur l’impact psychopédagogique que cette procédure pourrait avoir sur les garçons qui
sont dans la même situation, si ceux-ci ne sont pas traités de la même façon mais
également l’impact psychosocial que cette pratique pourrait avoir sur la génération
des enfants des deux sexes qui évoluent dans le même système éducatif.
Eu égard à tous ces points qui dénotent une certaine faiblesse du système éducatif
rwandais, le Comité recommande à l’Etat Partie de redoubler d’efforts en vue d’offrir
aux enfants une éducation de qualité qui permettrait une intégration sociale
satisfaisante de tout enfant au sortir du système éducatif obligatoire. Ce qui
nécessitera des d’interventions ciblées au niveau des enseignants, des programmes,
du matériel didactique et des équipements, de la gestion du temps et des finances.
Quant à la pratique tendant à accorder des distinctions aux filles ayant eu de bons
résultats, le Comité recommande à l’Etat Partie, d’engager une étude sur l’impact et
les conséquences que pourront entrainer cette pratique sur les générations d’élèves.
Le Comité recommande à l’Etat Partie, de prendre des mesures idoines, en d’allouant
un budget supplémentaire conséquent à l’éducation et à la formation des enfants ; de
rendre effective la gratuité de la scolarisation primaire publique, sans frais parallèles.
Le Comité recommande également au Gouvernement d’améliorer la qualité de la
formation professionnelle ; d’intensifier l’alphabétisation et l’éducation alternative des
enfants.
Article 13 : ENFANTS HANDICAPES :
Le Comité note que l’Etat partie a pris certaines mesures en faveur des enfants en
situation de handicap mais constate que beaucoup reste à faire, il recommande ainsi
à l’Etat Partie :
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De multiplier les établissements scolaires avec des classes intégrées pour
enfants vivant avec handicap ;
De multiplier le nombre des formateurs et encadreurs spécialisés ;
De doter les services de réhabilitation communautaire de budgets adéquats et
suffisants pour une prise en charge effective des enfants en situation de
handicap et d’intégrer la problématique de cette catégorie dans la définition et
l’élaboration des politiques de développement ;
D’adopter et de mettre en œuvre un plan d’action pour la réhabilitation des
personnes vivant avec un handicape ;
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