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traditionnels, religieux et communautaires. L’État partie, en collaboration avec ces
dirigeants, doit éduquer la communauté en général sur l’impact négatif des
mutilations sexuelles féminines sur le bien-être de la fille.
I.
Responsabilité de l’enfant
44.
Le Comité note avec regret que l’État partie n’a pas produit de rapport sur
l’application des dispositions de la Charte sur les responsabilités de l’enfant. Le
Comité recommande ainsi à l’État partie de fournir des informations à cet égard dans
ses rapports ultérieurs. Le Comité encourage en outre l’État partie à investir sur les
enfants et à les responsabiliser au maximum afin de leur permettre de s’acquitter
efficacement de leurs responsabilités. En encourageant les enfants à être
responsables, le Comité demande à l’État partie de bien s’assurer que les enfants
ne sont pas victimes de violations de leurs droits sous forme de travail des enfants
ou d’autres formes d’exploitation. L’État doit s’assurer que les enfants s’acquittent de
leurs responsabilités conformément à leurs capacités et à leurs droits consacrés
dans la Charte.
J.
Conclusion
45.
Le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant reconnaît
les efforts du gouvernement de la Côte d’Ivoire dans la promotion et le respect des
droits des enfants et souhaite que les présentes recommandations soient mises en
œuvre. Le Comité souhaite indiquer qu’il entreprendra une mission de suivi visant à
vérifier la mise en œuvre de ces recommandations dans un proche avenir. Le
Comité voudrait également inviter l’État partie à présenter son rapport périodique
combiné d’ici à 2020 et à y inclure des informations sur la mise en œuvre des
présentes observations finales. Le Comité africain d’experts sur les droits et le bienêtre de l’enfant saisit cette occasion pour renouveler au gouvernement de la
République de Côte d’Ivoire l’assurance de sa très haute considération.