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39.
Comme indiqué ci-dessus, la recommandation forte du Comité est que l’État
partie s’efforce d’interdire le mariage des enfants de moins de 18 ans sans aucune
exception même avec le consentement des parents. Outre les mesures législatives,
le Comité recommande également à l’État partie de prendre des mesures de
poursuite des auteurs de mariage des enfants, et de facilitation du soutien aux
enfants qui échappent au mariage des enfants. L’État partie devrait également
mener des campagnes de sensibilisation approfondie auprès des familles, des
communautés, de la police, des responsables en charge de l’application de la loi
ainsi que des chefs religieux et traditionnels, notamment dans les régions nord et
nord-ouest du pays où le mariage des enfants est répandu.
40.
Le Comité suggère également que l’État partie renforce sa Stratégie nationale
contre le mariage précoce de 2013 et affecte les ressources nécessaires pour sa
mise en œuvre effective.
41.
Enfin, le Comité exhorte le gouvernement de la Côte d’Ivoire à lancer la
Campagne de l’UA visant à mettre fin au mariage des enfants afin de renforcer son
engagement à mettre un terme au mariage des enfants dans le pays.
vi.
Enfants vivant et travaillant dans la rue
42.
Le Comité prend note avec satisfaction de la mise en place du réseau des
enfants de la rue ainsi que du groupe thématique des enfants ne bénéficiant pas du
soutien des adultes. Bien que le Comité reconnaisse les efforts déployés par le
gouvernement visant à sensibiliser les enfants qui vivent dans la rue à propos de
leurs droits et à leur apporter un soutien en collaboration avec les OSC, le Comité
exhorte fermement le gouvernement à intensifier ses efforts de prévention du
phénomène des enfants de la rue et d’octroyer des subventions conséquentes aux
OSC dans le domaine afin d’assurer une prise en charge et un encadrement
adéquat aux enfant et jeunes de la rue, dont les enfants dits : ‘’microbes’’. Pour cela,
le Comité encourage l’État partie à mener des études afin d’identifier les principales
causes qui poussent les enfants à vivre dans la rue et à collecter des données sur le
nombre et la situation des enfants de la rue. En outre, l’État partie devrait employer
des mécanismes de regroupement familial en collaboration avec les pays voisins
afin de réunir les enfants concernés avec leurs parents. Au cas où les tuteurs
n’existent pas, le Comité recommande que les enfants vivant dans la rue reçoivent
des soins alternatifs. Par ailleurs, le Comité encourage l’État partie à mettre en place
un mécanisme fonctionnel où les enfants vivant dans la rue peuvent aller à l’école en
leur offrant une scolarité gratuite ou une formation professionnelle avec une
possibilité d’alphabétisation, du matériel éducatif gratuit et des programmes
d’alimentation scolaire. Le gouvernement devrait également prendre des mesures
pour que les enfants vivant dans la rue obtiennent des soins médicaux gratuits.
vii.
Pratiques néfastes
43.
Le Comité reconnaît l’adoption de la loi 98/757 qui interdit et punit les
mutilations génitales féminines. Toutefois, la pratique des mutilations génitales
féminines reste répandue dans l’État partie, en particulier dans les régions ouest et
nord-ouest du pays. Le Comité recommande en conséquence que l’État partie
accentue les efforts de sensibilisation en lançant des campagnes auprès des chefs