Article 15 : TRAVAIL DES ENFANTS
Plusieurs dispositions sont prises pour une protection renforcée des enfants contre
l’exploitation sous toutes ses formes et contre tout travail pénible. Le Comité note
aussi l’existence d’une brigade spéciale pour les mineur(e)s .
Malgré toutes ses dispositions le phénomène de la mendicité et des pratiques
assimilées se développent notamment dans la ville de Dakar. Le Rapport
mentionne « qu’ en 2008, il y aurait plus de 100.000 enfants impliqué(e)s dans la
mendicité au Sénégal pour un chiffre d’affaires dépassant les 2,5 Milliards de F.CFA
par an dont plus des 2/3 sont reversés aux marabouts ou autres exploitant(e)s ».
Le Comité encourage le Gouvernement Sénégalais a mettre en application les
différents textes de lois et a protéger de toutes formes d’exploitations économiques
et de travail qui pourrait perturber l’éducation de l’enfant ou de compromettre sa
santé.
Le Comité encourage la traduction de tous les instruments internationaux et de tous
les autres textes relatifs aux droits de l’enfant dans les langues nationales, la
formation des maîtres coraniques (serignes daaras) sur les droits des enfants, et la
formation des leaders communautaire sur les droits des enfants ;
Article 16 : PROTECTION CONTRE L’ABUS ET LES MAUVAIS TRAITEMENTS
Le Comité constate que le Sénégal dispose de toute une panoplie de lois concernant
la protection des enfants contre les abus et les mauvais traitements.
Le Comité note qu’en plus des lois qui protègent les enfants, il existe des lois qui font
des dérogations ouvrant tous la voie aux abus. Toute chose qui rend l’enfant
vulnérable surtout en ce qui concerne les problèmes de nationalité, mariage et de
succession.
Le Comité souhaite l’harmonisation du dispositif législatif interne avec les
instruments internationaux de protection de l’Enfant
Article 21 : PROTECTION CONTRE LES PRATIQUES NÉGATIVES SOCIALES ET
CULTURELLES